Deir el-Médineh et les colosses de Memnon
Dimanche après un petit déjeuner copieux, notre guide Sadek nous dépayse avec une nouvelle visite, Deir el-Médineh. Sur la route, nous ne pouvons pas manquer d’admirer les colosses de Memnon, deux statues jumelles géantes sculptées dans le gré et témoins des splendeurs passées du temple d’Aménophis. Encore une occasion de faire quelques belles photos.
Au détour d’une grosse colline de pierre, toujours dans ce torride désert, nous arrivons dans une sorte de cirque où s’étale de nombreuses ruines, le village de Deir el-Médineh.
Deir el-Médineh est un village de l’Égypte antique situé sur le chemin qui mène du Ramesséum à la vallée des Reines. Là, résidait la confrérie des maîtres artisans chargés de construire les tombeaux et les temples funéraires des pharaons et de leurs proches durant le Nouvel Empire de la XVIIIe à la XXe dynastie. Les plus connues sont celles de Sennedjem pour la fraîcheur de ses peintures et aussi en raison de leur exquise qualité, et la tombe de Pached, célèbre pour la qualité de sa riche décoration. On y retrouve un véritable petit traité théologique. Le tombeau a été retrouvé intact en 1886 et le mobilier transporté au Musée égyptien du Caire.
Sur le retour, Sadek, jamais à cours d’idées, nous invite à visiter un artisan tailleur de pierre, plus particulièrement l’albâtre, comme jadis avec des outils toujours aussi rudimentaires. C’est encore une occasion d’observer la simplicité des égyptiens dans leur vie de tous les jours et d’apprécier leur accueil très chaleureux. Occasion également de faire quelques achats d’objets pittoresques en souvenir ou pour offrir.
Le retour se fait, vers 13h, pour le petit déjeuner sur le bateau qui appareille, direction Edfou.
Nous nous prélassons toute l’après-midi sur le ponton autour de la piscine. Un petit bain de temps en temps nous permet de nous rafraîchir. Les berges du Nil défilent sous nos yeux ébahis par ce paysage merveilleux. Des cultures de mais, riz et autres alternent avec des plantations de bananiers et dattiers, avec quelques centaines de mètres plus loin, en toile de fond les collines jaunes, le désert aride. Quelques « vaches d’eau » paissent sur la rive à proximité de papyrus. Le soir, le coucher de soleil sur le Nil sera l’apothéose d’une journée de plus, encore inoubliable.




















