Une messe sera télévisée à l’église Notre-Dame prochainement
Dimanche 6 octobre, les paroissiens ont célébré, jour pour jour, le 90e anniversaire de la reconstruction de l’église Notre-Dame-de-Bon-Secours.
« L’église Notre-Dame est née en 1876. Elle a été inaugurée l’année suivante. Elle aura « la chance » de ne pas être détruite complétement et sera reconnue réparable pour la partie qui va du fond de l’abside au transept inclus. Elle a conservé son chœur et même un peu plus après les bombardements de 14-18. Il suffit de regarder les chapiteaux du chœur, chapiteaux composites datés du dernier quart du XIXe siècle pour se rendre compte de leur différence avec ceux du reste de l’église. Réaménagée rapidement, plutôt que reconstruite sans doute, elle a pu reprendre du service en 1922. Il faudra attendre cependant plusieurs années pour qu’après versement des dommages de guerre, elle puisse bénéficier des travaux nécessaires à sa remise en état total. »
Notre-Dame est un édifice cultuel qui a connu malheureusement des heures tragiques début septembre 1944, à proximité des combats, à proximité des lieux-clefs comme la cour de l’école Saint-Charles, lieu de détention des cent dix prisonniers allemands capturés par la Résistance, à proximité d’actes de barbarie avec la rafle des hommes, rue des Écoles et leur exécution le lendemain.
Les anciens nieppois se souviendront du 8 septembre, date de la cérémonie des funérailles officielles des trente huit victimes avec son sinistre cortège funèbre de cercueils qu’entourent des résistants, armes en bandoulière, craignant sans doute le retour de l’ennemi.
D’un style néogothique, revenu à la mode, récemment, l’église recèle un certain charme, le mobilier de bonne facture datant de la fin du XIXe au début du XXe siècle est à redécouvrir. A noter, le maître autel nanti d’un retable avec un sujet rarement évoqué, la dormition de la Vierge. La statuaire est loin d’être inintéressante avec la présence de Sainte Claire.
Les vitraux sont de deux époques : « les classiques », de Charles Vilmant et Charles Laurant. Les modernes sont signés Six-Sicot
Hormis les vitraux de Mme Six-Sicot, Les premiers vitraux ont été financés par des familles, symboles du passé industriel local ou environnant Désiré Fauvergue, industriel, non content d’avoir une voie à son nom, le pavé Fauvergue, occupa également un poste à responsabilités à Armentières, puisqu’il a été maire d’Armentières en 1892-1893 ! Un maire d’Armentières ayant un vitrail dans une église de Nieppe, ce n’est pas courant et peu le savait. L’abbé Luc Lesage a insisté : « sur le fait que l’église soit désormais ouverte au public pendant la semaine. Elle sera également mise à l’honneur avec une messe télévisée le 1er décembre prochain. » DT









